Le Tribunal fédéral a tranché en faveur de la gymnaste américaine Jordan Chiles dans l'affaire de la médaille de bronze de la finale olympique de gymnastique au sol des Jeux de Paris 2024. Il a admis sa demande de révision contre la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui lui avait retiré sa médaille.
L'affaire concernait une réclamation déposée par l'entraîneure de Jordan Chiles après sa performance. Selon les règles, cette réclamation devait être faite dans la minute suivant l'affichage du score. Le TAS avait conclu que la réclamation avait été déposée après ce délai (64 secondes) et avait donc annulé la modification de note qui avait permis à l'Américaine d'obtenir la médaille de bronze au détriment de la Roumaine Ana Maria Bărbosu.
Jordan Chiles et la Fédération américaine de gymnastique ont découvert, après la décision du TAS, un enregistrement vidéo et audio réalisé par la société Religion of Sports lors du tournage d'un documentaire sur Simone Biles. Cet enregistrement montre clairement que l'entraîneure avait bien formulé sa réclamation 49 secondes après l'affichage du score, puis l'avait répétée à 57 secondes, donc dans le délai réglementaire.
Le Tribunal fédéral a considéré que cette preuve était concluante et que les requérantes n'avaient pas manqué de diligence en ne la présentant pas plus tôt. Il a souligné les circonstances exceptionnelles de l'affaire, notamment le fait que les Américaines n'avaient été informées de la procédure que tardivement en raison d'erreurs de notification du TAS. L'affaire est renvoyée au TAS pour qu'il statue à nouveau en tenant compte de ce nouvel élément de preuve.